Les combustibles nucléaires usés sont aujourd’hui entreposés dans des piscines attenantes aux réacteurs puis de manière centralisée à la Hague, durant la période de refroidissement nécessaire avant leur retraitement. Chaque année, le volume entreposé augmente car certains combustibles usés ne sont pas retraités, si bien qu’une saturation des entreposages est à prévoir à l’horizon 2030. L’objectif de cette rencontre est de discuter de la meilleure manière de répondre à ce problème.

Pour ce faire, un bilan de la situation et les prévisions de saturation seront exposés. Plusieurs solutions sont a priori envisageables pour répondre à cette saturation : un projet de nouvelle piscine centralisée sera présenté, ainsi que des solutions alternatives d’entreposage à sec. Le public sera invité à donner son avis sur ces différentes options, à la lumière des enjeux de sûreté et de sécurité.

Pour permettre d’avancer dans ce débat, la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), sur proposition de la Commission particulière, a commandé à l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) une expertise complémentaire portant sur l’analyse des possibilités d’entreposage à sec des combustibles nucléaires usés. Ce rapport est en ligne sur le site internet du débat en cliquant ici. Les conclusions de ce rapport seront présentées et permettront d'alimenter les discussions durant cette rencontre.

pdf Consultez la fiche de présentation de la rencontre

 

Résumé :

Les études et débats antérieurs sur la gestion des déchets de moyenne et haute activité à vie longue (MA HA VL) ont conduit à identifier principalement deux options possibles :

  • - le stockage en couche géologique profonde,
  • - l'entreposage temporaire en surface ou faible profondeur couplé au développement d'une méthode de réduction de la radioactivité long terme des déchets (dite de séparation transmutation).

En 2006, le stockage en couche géologique profonde a été choisi par le Parlement comme solution de référence principalement en raison des incertitudes et contraintes liées à l'industrialisation de la la séparation-transmutation. La question des alternatives demeure explorée : une alternative pourrait par exemple faire office de complément au stockage géologique, de remplacement si des progrès majeurs étaient obtenus avant la fermeture définitive d'un stockage (qui aurait lieu au plus tôt dans 100 ans), ou enfin d'une solution pour d'éventuels déchets futurs.

L'objectif de cette rencontre du débat est de faire le bilan des recherches sur toutes les alternatives au stockage géologique profond, de donner au public l'opportunité de s'informer sur leurs progrès, et de discuter de leurs mérites et inconvénients.

Ce débat, mené avec tous les participants, reposera sur :

  • - un panorama de toutes les idées explorées en France et à l'étranger pour la gestion des déchets MA HA VL,
  • - une description plus précise d'une alternative au stockage géologique profond proposée en France par certains acteurs du débat,
  • - un état des recherches et des progrès sur la transmutation, selon différentes techniques (réacteurs à neutrons rapides, accélérateurs, laser).

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