Résumé :

Les déchets radioactifs historiques n’ont pas fait l’objet, à l’époque, des mêmes traitements que ceux qui ont été produits plus récemment. Outre ceux qui ont été immergés en mer et pour lesquels toute récupération est impossible aujourd’hui, certains déchets d’exploitation ou issus d’expérimentations pour la défense ont été enfouis ou demeurent dans les installations nucléaires ; d’autres, provenant de l’industrie conventionnelle, ont été déposés à proximité des sites de production ou dans des installations conventionnelles ; d’autres enfin ont été recyclés dans des bâtiments et des routes.

L’inventaire de l’Andra répertorie les sites connus de stockage ou d’entreposage de déchets historiques. La presse s’est fait l’écho de controverses à ce sujet. La récupération de certains colis a été engagée ou une surveillance organisée mais ces opérations accusent du retard.

Le précédent PNGMDR (2016-2018) avait demandé l’achèvement des investigations relatives à ces stockages historiques et la mise en place de stratégies de gestion appropriées. Récemment (2019), l’ASN et l’ASND ont fait état de « fragilités » dans la stratégie de gestion de ces déchets.

Parmi les questions qui se posent aujourd’hui, cette rencontre abordera notamment les suivantes.

  • - L’inventaire réalisé est-il exhaustif et la nature des déchets est-elle connue ?
  • - Les moyens financiers engagés pour la sécurisation des sites sont-ils à la mesure des en-jeux ?
  • - Existe-t-il des difficultés techniques particulières ? Quels arbitrages faire entre la sécurité des populations, celle des travailleurs et les risques pour l’environnement ?

pdf Consultez la fiche de présentation de la rencontre

 

Résumé :

Près de 250 mines d’uranium ont été exploitées en France au cours de la seconde moitié du XXème siècle. Toutes ont maintenant cessé leur activité, mais elles ont produit de grandes quantités de déchets, parmi lesquels des résidus des traitements alors mis en œuvre sur place, et des « stériles miniers », constitués de roches excavées pour accéder aux filons ou trop pauvres en uranium pour pouvoir être économiquement exploitées.

Ces déchets ont été en général laissés sur place, ils sont gérés sous le régime juridique des installa-tions classées.

De vives polémiques sont intervenues à partir de 2009 lorsqu’il est apparu que certains de ces « stériles miniers » avaient été localement utilisés comme remblais. Un inventaire et des mesures correctives ont été alors initiés par les pouvoirs publics et l’ancien exploitant minier (aujourd’hui Orano) pour y remédier.

La question qui doit être posée au public dans le cadre de ce débat est : « Quelles priorités inscrire dans le prochain plan de gestion (PNGMDR) au titre de ces déchets miniers ». Faut-il encore prévoir d’intervenir sur ces sites, et si oui, pourquoi et comment ? La rencontre du 5 septembre à Saint Etienne commencera par s’intéresser à un site considéré comme emblématique, celui des Bois Noirs à Saint Priest-la-Prugne (42). Puis le débat sera élargi à l’ensemble des anciens sites miniers en France.

Cette rencontre pourra être suivie en direct via internet, permettant aux participants à distance de poser leurs questions.

Un questionnaire a été adressé aux maires de ces quelques 250 communes sur le territoire des-quels un ancien site minier est répertorié. Si vous êtes riverain ou proche d’un de ces sites, vous êtes également invité à y répondre au plus tard le 31 août 2019. Télécharger ici le questionnaire

pdf Consultez la fiche de présentation de la rencontre

 

Retour