Edito : Bilan du débat public à mi-parcours

Le premier temps du débat s’est achevé au terme de trois mois d’échanges intenses et constructifs. Les 14 réunions généralistes ou thématiques et la participation du public sur la plateforme participative et sur les réseaux sociaux ont d’ores et déjà permis de témoigner de l’intérêt particulièrement vif suscité par le sujet de la gestion des matières et déchets radioactifs.

La commission souligne l’implication constante des acteurs, leur contribution à la qualité des débats et le souci de tous de mener une réflexion argumentée. Certaines associations ont fait savoir qu’elles ne souhaitaient pas participer au débat, la commission respecte ce choix. La mobilisation du grand public a été et demeure la préoccupation de la commission, le constat étant actuellement celui d’une mobilisation plus importante dans les territoires directement concernés par l’exploitation des installations nucléaires ou des centres de stockage et d’entreposage de matières et de déchets radioactifs.

Les sujets les plus prégnants ont tout d’abord été ceux relatifs à la gestion des déchets de très faible activité, dont le volume augmentera significativement avec les opérations de démantèlement, à la gestion des déchets de haute et moyenne activité vie longue avec l’examen des alternatives au stockage géologique profond, aux besoins et aux modalités d’entreposage des combustibles usés. D’autres sujets majeurs, transversaux, sont également apparus : celui des impacts sanitaires et environnementaux, celui des transports et de leurs conditions de sûreté et de sécurité, celui de la gouvernance et de la confiance dans les institutions en charge de ce secteur, celui enfin et surtout sous-jacent de l’éthique et de l’attention au devenir des générations futures.

Dès les premiers jours de septembre, la commission va reprendre ses travaux en alternant toujours l’examen de sujets particuliers tel que celui des déchets miniers, des faible activité vie longue ou des déchets issus d’un accident nucléaire, et l’examen de sujets généraux tels celui du financement de la filière, de l’appréhension et de la gestion du risque, de la gouvernance. Nous espérons que les citoyens se mobiliseront fortement sur ces sujets essentiels qui conditionnement l’avenir.

 

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Isabelle Harel-Dutirou, Présidente de la commission particulière du débat public

 

 

 

 

 

 

Le 4 septembre 2019, une importante réunion sur le thème des déchets radioactifs hérités de l'histoire devait se tenir à Bagnols-sur-Cèze. Le devenir de ces déchets anciens, plus précisément leur inventaire,  eur reprise, et leur conditionnement au regard des exigences de sûreté actuelles, constitue une des questions du débat public en cours.

Plus de 200 personnes étaient présentes pour travailler sur ce sujet après des interventions destinées à leur donner des informations précises et complémentaires. Malheureusement, une vingtaine de personnes  ont perturbé le débat, justifiant cette démarche "pour ne pas cautionner un déni de démocratie". Pourtant, le débat public est un lieu de démocratie où des points de vue différents, convergents ou opposés, doivent pouvoir s'exprimer librement et dans le respect de chacun. Il n'y a pas de respect de l'autre quand sa parole est empêchée.

La commission particulière du débat public a pour mission de faire respecter le droit à l'information et à la participation du public.

L'information, par la connaissance qu'elle donne, permet à chacun d'avoir un avis et de l'exprimer s'il le souhaite. Dans ce débat, qui porte sur les options de gestion des matières et des déchets radioactifs, la délivrance de l'information est essentielle. En priver les citoyens n'est aucunement légitime. La commission continuera à utiliser tous les moyens à sa disposition, notamment les outils numériques et son site internet, pour que cette information soit accessible au plus grand  nombre.

La commission particulière du débat public sur le 5e Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs.

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